
DPGF : définition, exemple et méthode pour la remplir
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Abréviation | DPGF (Décomposition du Prix Global et Forfaitaire) |
| Vocation | Détailler les postes constitutifs du prix forfaitaire |
| Cas d'usage typique | Marchés à prix forfaitaire (travaux, services à périmètre figé) |
| Différence avec BPU | DPGF = somme = prix global / BPU = grille de prix unitaires |
| Différence avec DQE | DPGF = ventilation du forfait / DQE = simulation chiffrée |
| Format imposé par l'acheteur | Souvent un tableau Excel à reprendre tel quel |
| Cohérence requise | Total de la DPGF = montant de l'acte d'engagement |
| Granularité attendue | Postes traçables, justifiables en cas de demande de clarification |
| Erreur courante | Total qui ne correspond pas à l'AE -> rectification exigée, voire rejet selon le RC |
| Levier stratégique | Montre la structure de coût et crédibilise l'offre |
Décomposer un prix global et forfaitaire (DPGF) suit 4 étapes : lister chaque poste exigé au CCTP, calculer les coûts directs (matière, main-d'œuvre, sous-traitance) puis les frais généraux, ajouter une marge et une provision pour aléas chiffrés, puis vérifier que la somme des postes égale le montant forfaitaire annoncé.
Nextend.ai remplit la DPGF automatiquement : la plateforme la repère dans le dossier de consultation, en Word ou en Excel, puis reporte sur chaque poste le prix tiré de votre grille tarifaire, de vos devis ou de vos décomptes de marchés passés, en conservant la mise en forme du fichier de l'acheteur. Un prix n'est écrit que s'il figure dans vos propres documents, et les postes sans prix connu restent vides et vous sont signalés. Voir comment Nextend.ai remplit les documents de prix.
C'est un document redouté par les TPE et PME car il enferme votre prix. Pas de possibilité d'ajuster en fonction de la réalité du terrain. Si vous vous êtes trompé dans votre évaluation, c'est vous qui en supportez les conséquences. Le ratio risques/gains penche lourdement vers les risques si vous ne construisez pas votre DPGF avec rigueur.
Quand la DPGF est demandée et pourquoi
L'acheteur public opte pour un prix global et forfaitaire dans plusieurs cas. Le premier cas est quand le périmètre est très clair et que la variabilité est faible. Par exemple, "Livrer et installer 10 portes d'entrée en acier dans notre bâtiment administratif." Le périmètre est bien défini, il n'y a pas d'inconnues majeures.
Le deuxième cas est quand l'acheteur veut transférer le risque au prestataire. Plutôt que d'une facturation à l'acte (à l'heure, à la pièce), l'acheteur préfère dire "Vous faites tout pour ce prix." Cela motive le prestataire à être efficace et à minimiser les imprévus. Mais cela signifie aussi que c'est le prestataire qui porte le risque si des imprévus surviennent.
Le troisième cas est administratif : c'est plus simple de gérer un marché à prix fixe qu'un marché à prix variables. Un acheteur public apprécie pouvoir dire "Ce marché coûte 50 000 euros" plutôt que "Ce marché coûtera environ 50 000 euros, plus ou moins selon les circonstances."
Quand vous voyez "prix global et forfaitaire" dans un cahier des charges, cela signifie que vous ne pourrez pas demander une augmentation en cas de surcoûts non prévus (sauf force majeure explicite), et que vous devez donc intégrer une marge de sécurité dans votre prix initial.
DPGF, BPU, DQE : trois documents, trois logiques de prix
La DPGF sert aux marchés à prix forfaitaire : vous vous engagez sur un montant global pour un ouvrage ou une prestation définis, quelles que soient les quantités réellement mises en œuvre. Le bordereau des prix unitaires (BPU) et le détail quantitatif estimatif (DQE) servent aux marchés à prix unitaires : vous êtes payé sur les quantités réellement exécutées. Un même dossier peut combiner les deux, par exemple un forfait pour le gros œuvre et des prix unitaires pour des travaux en régie.
Conséquence pratique : dans une DPGF, les quantités ne vous protègent pas. Si le CCTP annonce 120 m² de carrelage et que vous en posez 135, vous ne serez pas payé davantage. La DPGF est donc autant un outil de chiffrage qu'un outil de contrôle du dossier avant de vous engager.
Le forfait est la forme de prix dominante dans les travaux. Sur les marchés de travaux (codes CPV 45) notifiés entre octobre 2025 et septembre 2026, 62 % sont à prix forfaitaire, 11 % à prix mixtes et 27 % à prix unitaires, selon l'Observatoire Nextend.ai établi à partir des données essentielles de la commande publique (DECP). Autrement dit, près de trois marchés de travaux sur quatre comportent une part forfaitaire, et donc le plus souvent une DPGF à remplir.
La structure générale de la DPGF et ses composantes
Une DPGF décrit les éléments qui composent votre prix global. Elle inclut typiquement : une description des lots ou des phases de travail, les coûts estimés pour chaque lot (matériel, main-d'œuvre, frais généraux, marge), le total de chaque lot, et le prix global final.
Certaines DPGF demandent un très grand niveau de détail : vous devez décomposer chaque lot en coûts de matériel, coûts de main-d'œuvre horaires (nombre d'heures × taux horaire), coûts d'équipement, coûts indirects. D'autres acceptent une présentation plus synthétique.
La DPGF est souvent accompagnée d'un planning ou d'un calendrier d'exécution. Vous devez montrer que votre prix correspond à la dépense réelle pour respecter ce planning. Si le cahier des charges demande une exécution en 6 mois mais que votre prix est basé sur une exécution en 12 mois (économies de coûts), cela sera noté comme incohérent.
Modèle de DPGF commenté ligne par ligne : un marché de travaux
Dans un marché de travaux, la DPGF fournie par l'acheteur se présente presque toujours sous la même forme. Voici ce que contient chaque colonne et l'erreur à éviter.
| Colonne de la DPGF | Ce qu'on y met | Erreur classique |
|---|---|---|
| Numéro de poste | La numérotation imposée, qui reprend celle du CCTP, sans en changer l'ordre | Renuméroter ou regrouper des postes |
| Désignation | Le libellé du cahier des charges, éventuellement précisé | Remplacer par sa propre nomenclature |
| Unité et quantité | Fournies par l'acheteur, à ne pas modifier | Corriger une quantité jugée fausse sans le signaler |
| Prix unitaire HT | Votre prix, toutes sujétions comprises | Oublier les frais de chantier ou les déchets |
| Montant HT du poste | Quantité multipliée par le prix unitaire | Erreur de formule dans le tableur |
| Total HT, TVA, total TTC | Le forfait global, identique à l'acte d'engagement | Un total qui diffère de l'acte d'engagement |
Prenons un lot revêtement de sols d'une école, tel qu'il peut apparaître dans un dossier de consultation (exemple fictif).
Poste 1.1, dépose des revêtements existants, 320 m². Le prix unitaire inclut la dépose, le tri, l'évacuation et le traitement des déchets. L'oubli le plus fréquent est celui de la benne et du transport, qui pèsent parfois plus que la main-d'œuvre.
Poste 1.2, ragréage, 320 m². Précisez dans la désignation l'épaisseur moyenne retenue si le CCTP est muet. Un ragréage à 3 mm et un ragréage à 10 mm n'ont pas le même prix, et l'acheteur ne pourra pas vous reprocher une hypothèse écrite.
Poste 1.3, fourniture et pose de sol souple, 320 m². Le prix comprend la fourniture, les chutes, la colle, les plinthes si le CCTP les intègre au poste, et les protections pendant le chantier. Vérifiez que la référence produit répond aux classements demandés (UPEC, acoustique).
Poste 1.4, nettoyage de fin de chantier, forfait. Un poste au forfait se chiffre pour 1 unité. Ne le laissez jamais à zéro : un poste vide est lu comme une omission et peut rendre l'offre irrégulière.
Totaux. Le total HT de la DPGF doit être strictement égal au montant HT de l'acte d'engagement : c'est le premier contrôle que fait l'acheteur. En cas d'écart, le règlement de consultation précise en général la règle applicable. Souvent, le montant de l'acte d'engagement prévaut et la DPGF doit être rectifiée, mais certains règlements prévoient l'élimination de l'offre. Ne comptez pas sur la tolérance de l'acheteur : faites recalculer le total à partir des lignes avant le dépôt.
Comment construire une DPGF solide et réaliste
Pour construire une DPGF sans erreur majeure, commencez par décomposer le projet en lots ou en phases logiques. Si c'est un projet de construction, les lots peuvent être : fouilles et terrassement, fondations, structure, toiture, finitions intérieures, etc. Pour chaque lot, estimez les ressources nécessaires.
Pour le lot "Fouilles et terrassement," vous estimez : combien de mètres cubes à excaver ? Quelle profondeur ? Quel type de sol ? Ensuite, vous estimerez : combien d'heures de pelle mécanique ? Combien d'heures de camions de transport ? Quel coût unitaire pour chaque équipement ? Additionnez pour obtenir le coût total du lot.
Faites cela pour chaque lot. À la fin, vous additionnez tous les lots et vous obtenez votre prix global.
Un aspect crucial : inclure une provision pour les imprévus. Vous ne savez pas ce qui se cachera quand vous commencerez le projet. Il n'existe aucun taux réglementaire : calibrez cette provision sur l'historique de vos propres chantiers, en comparant ce que vous aviez prévu et ce que les travaux vous ont réellement coûté. Cela vous protège partiellement si les choses ne se passent pas comme prévu.
Mais attention : si vous incluez une marge trop élevée, votre prix devient non compétitif. Si vous incluez une marge trop basse, vous vous exposez à des pertes. C'est un équilibre délicat.
Les pièges majeurs et comment les éviter
Le premier piège est d'oublier des lignes de coûts. Par exemple, vous avez calculé le coût des matériaux et le coût de la main-d'œuvre, mais vous avez oublié les frais généraux (loyer du bureau, électricité, assurance, comptabilité). Ces frais généraux représentent une part significative de votre coût direct, que votre comptabilité permet de calculer. Les oublier vous met en perte.
Créez une "check-list" de tous les coûts à inclure : matériel, main-d'œuvre, équipement, sous-traitants, frais de déplacement, assurance de chantier, sécurité, nettoyage, frais administratifs, marge. Vérifiez que chaque ligne est couverte avant de valider votre DPGF.
Le deuxième piège est une estimation de durée trop optimiste. Vous pensez "Cette tâche va prendre 40 heures" mais elle en prend en réalité 60. Multipliez par les taux horaires, et vous avez un surcoût majeur que vous devez absorber. Pour éviter cela, basez-vous sur l'historique de vos projets similaires. Si vous n'avez pas d'historique, demandez à des pairs ou consultez des barèmes sectoriels.
Le troisième piège est une mauvaise compréhension du périmètre. Le cahier des charges dit "Livrer et installer 10 portes" mais ne précise pas si cela inclut la dépose des anciennes portes, la finition murale, la peinture. Vous supposez que ce n'est pas inclus et vous chiffrez sans. Puis l'acheteur dit "Bien sûr que la finition est incluse" et vous êtes coincé.
Avant de finaliser votre DPGF, relisez le cahier des charges avec un œil critique. Qu'est-ce qui est clairement inclus ? Qu'est-ce qui pourrait être implicite ? Contactez l'acheteur si besoin pour clarifier, par la messagerie de la plateforme pendant la consultation. Une clarification écrite avant votre offre vous protègera.
Les cinq erreurs de forme qui font écarter une DPGF
Les pièges précédents vous font perdre de l'argent. Ceux-ci vous font perdre le marché, avant même que votre prix soit comparé.
- Modifier une quantité ou supprimer un poste. Si vous pensez qu'une quantité est fausse, posez la question pendant la consultation et chiffrez la quantité fournie.
- Laisser des cellules vides ou à zéro sans explication.
- Un total de DPGF différent de l'acte d'engagement.
- Un fichier tableur aux formules cassées, ou un PDF illisible : exportez le document final et relisez-le tel que l'acheteur le recevra.
- Des prix unitaires anormalement bas, qui déclenchent une demande de justification et, sans réponse convaincante, un rejet pour offre anormalement basse.
L'intégration des sous-traitants dans la DPGF
Si vous sous-traitez une partie du travail, le coût du sous-traitant doit figurer dans votre DPGF. Vous devez avoir un devis du sous-traitant (ou au minimum un accord de principe sur le prix) avant de finaliser votre DPGF.
Ne devinez pas sur le coût d'un sous-traitant. Contactez plusieurs sous-traitants potentiels et obtenez des devis. Utilisez le plus réaliste, pas le moins cher. Un sous-traitant qui donne un devis anormalement bas peut avoir des problèmes (qualité insuffisante, retards, faillite) qui vous créeront des problèmes.
Dans votre DPGF, isolez les coûts de sous-traitance. Cela montre au jury que vous avez pensé à l'externalisation et que vous avez une stratégie réfléchie. C'est aussi protecteur pour vous : si le sous-traitant défaille, vous pouvez montrer que vous aviez prévu un coût réaliste pour cette partie.
Comment gérer les risques et les variations
Bien que le prix soit forfaitaire, il y a toujours des risques. Le bois peut être plus cher que prévu. Les salaires peuvent augmenter. Les délais d'approvisionnement peuvent s'allonger. Comment gérez-vous cela dans une DPGF ?
D'abord, vérifiez si le marché prévoit une clause de révision. Certains contrats publics permettent une révision du prix si les coûts de certaines matières premières changent substantiellement. Par exemple, "Si le prix de l'acier augmente de plus de 10 % par rapport au prix de base, une révision de prix pourra être demandée." Cela vous protège sur les grands projets.
Deuxièmement, si le cahier des charges ne permet pas de révision, incluez une marge conservative dans votre prix. C'est le prix pour "prendre du risque." Vous acceptez de supporter les variations jusqu'à un certain point. En contrepartie, votre prix sera un peu plus élevé que si vous aviez zéro marge de sécurité.
Troisièmement, planifiez à l'entrée comment vous allez gérer les aléas. Avez-vous une trésorerie de réserve ? Avez-vous une ligne de crédit d'urgence ? Si un surcoût majeur survient, pouvez-vous le financer ? Si vous ne pouvez pas, vous êtes en danger.
Comment documenter et justifier votre DPGF
L'acheteur peut demander une justification détaillée de votre DPGF. Préparez des documents qui montrent : les devis fournisseurs pour les matériaux, les barèmes de taux horaires pour la main-d'œuvre, les contrats de sous-traitance, le planning d'exécution qui justifie le nombre d'heures estimées, et les frais généraux alloués au projet.
Ces justificatifs renforcent la crédibilité de votre prix. Ils montrent que ce n'est pas un prix "sorti du chapeau" mais un prix basé sur une analyse sérieuse.
Certains acheteurs demanderont spécifiquement une "feuille de calcul Excel" de votre DPGF, où chaque ligne est une formule. Cela permet au jury de voir comment vous avez agrégé les coûts. Préparez cela d'avance si vous candidatez régulièrement à des marchés forfaitaires.
Les modifications en cours d'exécution et le contrat
Une fois le marché signé avec une DPGF, vous êtes lié à ce prix. Mais que se passe-t-il si l'acheteur vous demande une modification en cours d'exécution ? Par exemple, "Au lieu de 10 portes, nous en voulons 15."
Selon le contrat, vous pouvez avoir le droit à une "modification du prix" (une augmentation du prix proportionnelle à l'augmentation de la prestation). Ou vous pouvez être obligé de simplement fournir les 15 portes au même prix global initial, en absorbant le surcoût.
C'est critiquement important. Avant de signer un marché forfaitaire, vérifiez si le contrat prévoit un mécanisme pour les modifications de périmètre. Si ce mécanisme n'existe pas ou est très restrictif, faites très attention à bien couvrir le périmètre initial dans votre prix. Une DPGF trop peu détaillée se retourne d'ailleurs contre vous à ce moment-là : c'est souvent elle qui sert de base pour chiffrer les travaux supplémentaires et les situations de travaux.
Une fois de plus : relisez l'acte d'engagement avant de le signer. Les termes sur les prix forfaitaires et les variations possibles y sont définis.
Conclusion
La DPGF est votre engagement de prix global pour une prestation définie. Construire une DPGF solide signifie : décomposer le projet en lots logiques, estimer chaque coût (matériel, main-d'œuvre, équipement, frais généraux), inclure une marge de sécurité pour les imprévus, se baser sur des données réalistes ou des contrats de sous-traitants, respecter à la lettre la trame de l'acheteur, et documenter votre approche.
Le piège principal est d'oublier des coûts ou de trop optimiser votre prix pour être compétitif, puis de découvrir en exécution que vous êtes en perte. Mieux vaut un prix légèrement plus élevé que vous pouvez livrer rentablement qu'un prix bas que vous ne pouvez pas respecter.
Si vous répondez souvent à des marchés forfaitaires, tenez à jour votre grille tarifaire et archivez vos devis et vos décomptes de chantiers. Ce sont eux qui rendent le chiffrage d'une DPGF rapide et fiable, et qui vous permettent de comparer, chantier après chantier, le prix annoncé et le coût réel.
Repères chiffrés de la commande publique (octobre 2026)
En octobre 2026, 21 586 avis d'attribution ont été publiés en France pour 34,3 Md€, par 4 661 acheteurs publics. Part des PME parmi les titulaires : 58,3 %. Ticket médian : 154 k€ HT. Détail par secteur et par acheteur dans l'édition octobre 2026 du baromètre mensuel de l'Observatoire Nextend.ai.
Questions fréquentes
Quel pourcentage dois-je inclure comme marge pour les imprévus ?
Aucun taux n'est imposé. Le bon niveau dépend du risque du projet : état de l'existant mal connu, délais serrés, matériaux dont le prix varie, travaux en site occupé. Basez-vous sur l'écart constaté entre prévu et réalisé sur vos chantiers comparables. Une marge trop basse vous ruine si un imprévu survient, une marge trop élevée vous rend non compétitif.
Qu'est-ce que j'oublie généralement quand je construis une DPGF ?
Les frais généraux (loyer, électricité, assurance, comptabilité) sont l'oubli le plus courant. Aussi souvent oubliés : les frais de déplacement, la sécurité de chantier, le nettoyage, l'évacuation des déchets, les licences ou les permis. Créez une checklist de tous les coûts avant de finaliser.
Peut-on ajouter un poste à la DPGF ?
Seulement si le règlement de consultation l'autorise, en général sous forme de variante ou de prestation supplémentaire chiffrée à part. Sinon, chiffrez ce que vous jugez manquant dans le poste le plus proche et expliquez-le dans le mémoire technique.
Que faire si une quantité de la DPGF est manifestement fausse ?
Posez la question à l'acheteur pendant la consultation, par la messagerie de la plateforme. S'il ne corrige pas, chiffrez la quantité fournie : c'est un forfait, le risque est le vôtre et doit être intégré dans le prix.
La DPGF est-elle contractuelle ?
Cela dépend de la liste des pièces contractuelles, fixée en général dans le CCAP : la DPGF y figure souvent. Même lorsqu'elle n'est pas contractuelle, elle sert couramment de base aux situations de travaux et à la valorisation des travaux supplémentaires. Lisez la liste des pièces avant de remplir.
Puis-je modifier mon prix DPGF si les conditions changent pendant l'exécution ?
Cela dépend du marché. Certains contrats prévoient une "révision de prix" si des indices (coûts des matériaux) évoluent au-delà d'un seuil. Vérifiez le CCAP et l'acte d'engagement avant de signer. Si aucune révision n'est prévue, vous devez absorber les augmentations.
Comment justifier mes prix unitaires horaires dans la DPGF ?
Basez-vous sur vos données historiques de projets similaires ou sur les barèmes sectoriels. Si votre taux horaire paraît très différent de celui de vos concurrents, soyez prêt à le justifier. Un taux anormalement bas éveille la suspicion que votre qualité sera insuffisante.
Que dois-je faire si je découvre une erreur majeure dans ma DPGF avant de la remettre ?
Corrigez-la immédiatement. C'est le moment pour ajuster et vérifier tous les calculs. Une heure supplémentaire de vérification peut vous éviter des pertes financières importantes lors de l'exécution.
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Michaël Pastor
Fondateur de Nextend.ai, ex-cofondateur de Techni-Drone où il a lui-même répondu à des marchés publics avant de lancer cet outil d'analyse IA.
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